Et si jamais.....

Aujourd'hui, quelques interrogations suite à la mésaventure rencontrée par l'une des personnes nouvellement installée au Nouveau Brunswick...

Arrivée en septembre, seule avec sa fille, elle s'est installée à Fredericton; comme elle nous l'avait expliqué sur un forum, son projet pro était en étroite relation avec le gouvernement. Tout semblait bien lancé, elle était relancée avant son arrivée, ce qui semblait lui promettre une réussite sur cette partie de son immigration.

Hier, elle est revenue nous expliquer que tout est remis à plus tard, car certaines personnes qui devaient l'aider se sont retirées du projet; cela remet bien sûr en question l'ensemble de son projet d'immigration. Nous avons tous conscience que trouver un travail facilitera notre intégration, car cela signifie assurer une rentrée d'argent, afin de subvenir aux besoins de la vie quotidienne, comme dans n'importe quel pays. 
D'autres arrivés avant ou après elle semblent avoir eux aussi quelques déconvenues du côté professionnel, ce qui forcément me fait me poser des questions.

D'où vient ce problème? 
      Il y a bien sûr diverses possibilités, sachant que là je fais une généralité avec l'ensemble des immigrants/postulants de la province (en clair je ne parle pas des personnes citées en exemple au dessus).

Un projet mal ficelé?

Certaines personnes pourraient arriver avec des certitudes sans vouloir tenir compte d'une réalité liée à la différence de culture. Au Québec, nous sommes souvent traités de "maudits français"; après avoir lu beaucoup de posts sur des forums, passé beaucoup de temps à réfléchir à ce qui peut amener à rater son immigration, j'ai remarqué que beaucoup (de français) se croient attendus, s'imaginent que les employeurs et le Canada en général vont revivre grâce à eux (ah que c'est beau l'arrogance !!). Autant je pars du principe qu'il faut avoir un maximum minimum confiance en soi et en sa capacité à réussir (la chance se provoque aussi), autant il faut rester humble en oubliant pas que le pays ne nous a pas attendu pour se développer.
Quitter notre pays avec une bonne situation, un métier recherché ou un projet entrepreneurial qui aurait toute ses chances d'aboutir ici ne veut bien évidemment pas dire que l'on retrouvera les mêmes conditions sur place.

La responsabilité de la province?

Soit un mauvais casting (il ne faut pas oublier que c'est la province qui a le mot final sur notre demande d'immigration), soit une opération séduction tronquée pour faire venir des immigrants, car ils ont une politique fédérale à ce sujet, avec des quotas à respecter et des comptes à rendre. 
A t-elle suffisamment impliqué et préparé les employeurs? Sont-ils vraiment intégrés à ce processus? Peut-être serait-il intéressant de réfléchir à une vraie cohésion afin que les nouveaux arrivants, sans être prioritaires bien sûr, puissent quand même avoir une chance sur le marché de l'emploi.

La responsabilité de l'immigrant?

Peut-être certains font de mauvais choix; je m'explique: ont-ils choisi la bonne province? Chaque province a ses spécificités, à mes yeux, c'est une multitude de possibilités offertes aux gens, et chacune peut accueillir toutes sortes de profils sans pour autant que nous soyons tous fait pour toutes les provinces.
Ont-ils choisi la bonne ville? le lieu choisi pour s'installer est crucial; pour notre part, nous savons que Moncton, niveau boulot, serait le choix le plus adapté; maintenant, notre choix pour Bathurst a été mûrement réfléchi, car nos attentes sont à la fois professionnelles, mais d'abord et avant tout liées à une recherche de qualité de vie que nous pensons plus adéquate à nos aspirations dans le nord de la province.


La faute à pas de chance?

Des fois, on calcule tout, on passe du temps à bien se préparer, et finalement, rien ne se passe comme attendu. Arrivée au mauvais moment, besoin des employeurs ciblés déjà comblés,etc... 
On ne peut jamais savoir ce que la vie nous réserve. je pars du principe que les choses ne se produisent jamais pour rien, et malgré tout il faut savoir conjuguer préparation et improvisation. Repartir à zéro, cela implique en quelque sorte "d'oublier" ce que l'on sait, ce que l'on connaît pour s'adapter, ne rien attendre de précis, mais agir en fonction des événements aussi. 
Avant de s'avouer vaincu, laissons nous du temps, et laissons du temps à la province (employeurs, habitants,etc...) pour nous connaître. Nous devrons faire nos preuves, leur montrer notre souhait de nous intégrer et de faire partie de leur communauté.

 

En conclusion je dirai que une fois de plus, on se rend compte que l'immigration est une chose compliquée, et que rien n'est gagné d'avance. Malgré ça, je garde espoir de trouver ma place et de m'épanouir dans un lieu qui me corresponde !



 

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